Amélie Courty-Cayzac, DRH du groupe Editis, a marqué le monde de l’édition par son engagement et sa vision des ressources humaines. Son décès prématuré en 2024 a ému toute la profession, relançant le débat sur la souffrance au travail, particulièrement chez les responsables RH. En tant que chef de projet digitale niçoise de 40 ans, j’ai souvent croisé des profils comme le sien dans mes collaborations avec des groupes médias. Cet article rend hommage à son parcours tout en analysant les enjeux profonds du secteur.
Le parcours exemplaire d’Amélie Courty-Cayzac
Amélie Courty-Cayzac a rejoint Editis le 1er août 2022 en tant que directrice des ressources humaines et des relations sociales. Titulaire d’un DESS en droit et pratique des relations du travail, elle apportait une expertise solide, forgée dans des environnements complexes. Chez Editis, deuxième plus grand groupe d’édition français avec ses 55 maisons comme Robert Laffont, Nathan ou Pocket, elle avait pour mission de naviguer entre restructurations et aspirations des équipes.
Je me souviens d’une anecdote personnelle : lors d’un salon du livre à Nice, j’ai discuté avec une RH d’un grand éditeur qui évoquait les mêmes défis – pression des deadlines, fusions-acquisitions et burnout latent. Amélie incarnait cette résilience, gérant les relations sociales dans un contexte de changements constants chez Editis, passé de Vivendi à Czech Media Invest en 2023.
Editis : un géant de l’édition en pleine mutation
Editis, formé en 2004 d’une partie de Vivendi Universal Publishing, est un pilier de l’édition francophone. Racheté par Daniel Křetínský via CMI, le groupe fait face à des mouvements sociaux récurrents, comme ceux de fin 2025 sous Denis Olivennes. Amélie Courty-Cayzac arrivait pile au moment où le secteur subissait les effets de la concentration : Hachette domine, mais Editis suit avec ses imprints phares.
- Robert Laffont et Plon pour la littérature générale.
- Nathan et Bordas pour l’éducation.
- Pocket pour le poche rentable.
Ces mutations exigent des RH agiles, capable de concilier productivité et bien-être. Son rôle était crucial pour anticiper les tensions, surtout après des cessions comme celle à Vivendi en 2022.
Le décès prématuré d’Amélie Courty-Cayzac et l’émoi général
En septembre 2024, Editis annonçait le décès soudain d’Amélie Courty-Cayzac, suivi moins de 15 jours plus tard par celui de Sophie Charnavel, directrice chez Robert Laffont. Ces événements tragiques ont suscité une vague de solidarité sur LinkedIn et dans la presse spécialisée. Des posts interpellaient : « À quand une vraie prise de conscience sur la souffrance des RH ? »
Cette double perte a mis en lumière un tabou : les DRH, premiers écoutants des maux des autres, sont souvent les plus exposés. Amélie, avec son entrée récente, symbolisait l’espoir d’un renouveau humain dans un groupe bousculé par les rachats.
La souffrance au travail : quand le labeur brise les plus forts
« Le travail nous brise », titrait un billet poignant post-mortem. Les RH comme Amélie gèrent des plans sociaux, des négociations tendues et une pression managériale accrue. Dans l’édition, les défis s’amplifient : numérisation, concurrence des auto-éditions et crises papier post-Covid.
Des chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 1300 projets Ulule annuels pour le livre montrent un secteur innovant mais fragile. Chez Editis, les mouvements sociaux de 2025, place Colette, illustrent les crispations. Anecdote fraîche : une amie RH me confiait récemment, café niçois à la main, « On porte les autres, mais qui nous porte ? »
Les défis spécifiques des RH dans l’édition
Les responsables RH chez Editis et pairs affrontent :
- Relations sociales explosives : Grèves récurrentes, comme en décembre 2025.
- Restructurations : Passages de mains (Planeta, Vivendi, CMI) génèrent insécurité.
- Burnout endémique : Pression créative et deadlines écrasantes.
- Équilibre vie pro-perso : Voyages, salons, heures supp’ invisibles.
Amélie Courty-Cayzac, avec son bagage juridique, excellait dans ce chaos, mais nul n’est infaillible.
Vers un plan d’actions concret pour les RH
Face à ces drames, il est temps d’agir. Voici des pistes inspirées de bonnes pratiques que j’ai vues en chef de projet :
| Défi | Solution actionable |
|---|---|
| Souffrance RH | Coaching dédié et pairs-support. |
| Mouvements sociaux | Dialogues préventifs mensuels. |
| Burnout | Check-up annuel obligatoire. |
| Équilibre | 4 jours/semaine testés chez certains éditeurs. |
Editis pourrait pionnier un « Pacte RH Bien-être », mesurant le bonheur comme un KPI éditorial. Dans mon expérience digitale, intégrer le bien-être booste la créativité – imaginez des romans nés d’équipes épanouies !
Hommage et legacy d’Amélie Courty-Cayzac
Amélie laisse un vide, mais son legacy pousse à repenser le travail. Son entrée en 2022 coïncidait avec Lizzie, marque audio d’Editis publiant 300 titres/an. Elle aurait aimé voir l’édition audio fleurir sans briser les talents humains.
Pour aller plus loin, explorons les tendances sociétales : comme dans vos droits essentiels en contexte de stress professionnel, protéger les cadres est vital. Son histoire nous invite à humaniser l’édition.
Amélie Courty-Cayzac nous rappelle que derrière les organigrammes, il y a des vies. Agissons : audits bien-être, formations anti-burnout et culture du soin. Contactez votre DRH dès aujourd’hui – ou devenez-en un bienveillant. Le secteur du livre, si poétique, mérite des humains intacts pour conter des histoires vraies.

