En tant que propriétaire, rédiger une lettre de préavis du propriétaire au locataire peut s’avérer délicat, surtout quand on veut éviter les litiges. J’ai vécu cela il y a quelques années avec un appartement que je louais à Nice : un locataire sympathique, mais des besoins personnels qui m’ont poussée à reprendre le bien. Aujourd’hui, je partage avec vous un guide exhaustif pour maîtriser cette étape clé de la résiliation de bail par le propriétaire, avec des modèles prêts à l’emploi et des astuces pour une procédure fluide.
Qu’est-ce qu’une lettre de préavis du propriétaire au locataire ?
La lettre de préavis, ou congé, est le document officiel par lequel le bailleur notifie au locataire la fin du bail. Contrairement au préavis du locataire, qui est plus souple, celui du propriétaire est strictement encadré par la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, modifiée par la loi ALUR. Elle doit être envoyée à l’échéance du bail ou de son renouvellement, et repose sur un motif valable : reprise pour habiter, vente du logement, motif légitime et sérieux (troubles de voisinage, dégradations), ou reconstruction/agrandissement.
Personnellement, j’ai opté pour une reprise pour habiter après un congé maternité prolongé. Cela m’a permis de tester la procédure en direct : une bonne préparation évite les pièges !
Les motifs légaux pour donner congé
Seuls certains motifs permettent au propriétaire de résilier un bail :
- Reprise pour habiter : Pour vous-même, un proche (conjoint, ascendant, descendant) ou pour vendre à un acquéreur qui veut y loger. Attention, en zone tendue, des règles spécifiques s’appliquent.
- Vente du logement : Indiquez le prix et conditions pour permettre au locataire d’exercer son droit de préemption.
- Motif légitime et sérieux : Impayés répétés, sous-location non autorisée, nuisances sonores prouvées.
- Refus d’une surélévation ou travaux importants : Rare, mais possible pour modernisation.
En cas de bail meublé, les règles diffèrent légèrement, avec un préavis réduit.
Délais de préavis à respecter
Le délai court à partir de la réception de la lettre par le locataire :
- 6 mois pour un bail vide (non meublé).
- 3 mois pour un bail meublé.
La lettre doit arriver au moins ce délai avant la fin du bail. Exemple : pour une échéance au 30 juin, envoyez-la avant fin décembre pour un vide. J’ai calculé le mien au jour près pour éviter tout recours – un tableur Excel simple suffit !
| Type de bail | Préavis | Date limite d’envoi |
|---|---|---|
| Vide | 6 mois | 6 mois avant échéance |
| Meublé | 3 mois | 3 mois avant échéance |
Comment envoyer la lettre de préavis ?
Pour valider le préavis, utilisez un mode officiel :
- Lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR).
- Acte d’huissier (plus cher, mais irréfutable).
- Remise en main propre contre émargement ou récépissé.
Le point de départ est la réception (LRAR), la signification (huissier) ou la remise. Évitez les emails ou mains levées sans preuve ! Dans mon cas, la LRAR a suffi, et l’accusé m’a servi de bouclier juridique.
Modèle de lettre de préavis du propriétaire au locataire
Voici un modèle gratuit et adaptable pour une reprise pour habiter (bail vide) :
[Votre nom et adresse]
[Date]
[Nom et adresse du locataire]
Objet : Congé pour reprise du logement sis [adresse complète]
Madame, Monsieur,
Je fais référence au bail signé le [date] pour le logement [adresse].
Par la présente, je vous donne congé du bail pour reprise à des fins personnelles et familiales, conformément à l’article 15 de la loi du 6 juillet 1989.
Ce congé prend effet au [date de fin, 6 mois après réception].
Je m’engage à vous verser une indemnité égale à [montant, si applicable].
Veuillez agréer…
[Signature]
Pour la vente, ajoutez : « Prix de vente : [montant], conditions : [détails]. » Personnalisez toujours !
Zones tendues : règles spécifiques
En zone tendue ( Nice en fait partie !), le propriétaire doit offrir au locataire un relogement équivalent ou une indemnité. Le préavis reste 6 mois (vide), mais vérifiez le décret n°2015-1437. Une anecdote : un ami niçois a dû payer 18 mois de loyer comme indemnité – anticipez !
Que faire si le locataire conteste ?
Si refus de quitter, envoyez une mise en demeure par huissier, puis saisissez le tribunal judiciaire. Pour reprise, prouvez le motif (attestation sur l’honneur). En cas de manquement, le locataire peut réclamer des dommages. J’ai évité cela en communiquant ouvertement avant la lettre.
Erreurs à éviter et conseils pratiques
Ne pas respecter le délai ou le motif invalide rend la lettre nulle. Vérifiez l’échéance du bail (souvent 3 ans pour vide). Proposez un état des lieux contradictoire pour le dépôt de garantie. Pour optimiser vos démarches administratives, consultez notre guide sur le timbrage des enveloppes.
En résumé, une lettre bien rédigée sécurise votre résiliation. Téléchargez nos modèles, adaptez-les, et envoyez en LRAR. Vous reprendrez sereinement votre bien !

