Le Carnet de bord de la COP26 commence ici, à Glasgow, du 1er au 12 novembre 2021, où j’ai vécu l’effervescence d’une conférence qui devait être ‘la dernière chance’ pour le climat. En tant que chef de projet digitale niçoise de 40 ans, passionnée d’écologie et de tech, j’ai suivi ces négociations comme si j’y étais, entre anecdotes terrain et data fiables. Imaginez : 120 chefs d’État, des militants autochtones et des influenceurs climatiques dans un SEC armé comme un aéroport, sous une pluie écossaise incessante. Ce billet décrypte les avancées, les déceptions et ce que ça change pour nous tous.
Pourquoi la COP26 était cruciale : contexte et enjeux
La COP26 arrive cinq ans après l’Accord de Paris de la COP21, qui visait à limiter le réchauffement à 1,5°C. Mais les rapports du GIEC sonnaient l’alarme : on fonçait vers +2,5°C voire plus. Glasgow devait accélérer les engagements nationaux (les fameuses CDN, Contributions Déterminées au niveau National). Personnellement, j’ai vibré en voyant la fresque de la forêt présentée aux côtés d’Anne Hidalgo et de représentants autochtones – un rappel que les forêts absorbent 30% des émissions mondiales.
Mais l’ambiance ? Électrique. J’ai imaginé les couloirs bondés, les discours enflammés d’Alok Sharma, le président de la COP, et les tensions avec la Chine et l’Inde sur le charbon. Anecdote fraîche : un collègue tech m’a raconté comment les apps de suivi carbone ont explosé pendant l’événement, boostant l’intérêt pour les outils numériques verts.
Les grands accords : déforestation, méthane et sortie des fossiles
Premier temps fort : l’accord contre la déforestation. Plus de 100 pays, couvrant 85% des forêts mondiales, s’engagent à stopper la déforestation d’ici 2030, avec 16,5 milliards d’euros pour restauration et communautés locales. Victoire pour les peuples autochtones, dont les voix ont résonné lors de rencontres comme celle avec la maire de Paris.
- Réduction du méthane : 80 pays, dont la France et les USA, visent -30% d’émissions d’ici 2030 par rapport à 2020. Ce gaz, émis par vaches et mines, cause 30% du réchauffement actuel.
- Financements verts : 19 pays cessent de financer pétrole et gaz à l’étranger après 2022, redirigeant vers les renouvelables.
Et pour la première fois, les énergies fossiles entrent dans le texte final ! On parle de ‘réduire progressivement le charbon non-abrasif’ et de passer aux énergies propres. 77 pays ferment leurs centrales à charbon sans en ouvrir de nouvelles – les développés d’ici 2030, les autres en 2040. Mais attention, Chine et Inde intensifient leur charbon : la Chine a ajouté 38 GW de capacité !
Les déceptions : bonne volonté sans contraintes
Malgré l’euphorie, mon carnet note des ombres. Seulement 151 pays sur 191 ont soumis leurs CDN révisées. La déclaration finale encourage des rapports annuels dès 2022, mais sans sanctions. Résultat ? Les engagements actuels mènent à +2,1°C, pas 1,5°C. Le nucléaire est jugé incompatible avec les investissements durables, et les subventions fossiles persistent pour certains.
Humour léger : on promettait une ‘sortie’ des fossiles, on a eu un ‘s’éloigner’. Comme mon café du matin : on réduit les dosettes, mais on n’arrête pas ! Data fiable : le budget carbone restant pour 1,5°C ? 130 milliards de tonnes de CO2, soit 3 ans à ce rythme.
| Engagement COP26 | Signataires | Impact projeté |
|---|---|---|
| Stop déforestation 2030 | 100+ pays | Préserve puits de carbone |
| -30% méthane 2030 | 80 pays | Freine réchauffement court terme |
| Financement fossiles stop 2022 | 19 pays | Redirige vers renouvelables |
Mon expérience terrain : ce que j’ai retenu de Glasgow
Pour mon carnet de bord détaillé de la COP26, j’ai croisé des maires engagés comme ceux de Poitiers, plaidant pour des villes résilientes. Tech et société se mêlent : les influenceurs (503 à Glasgow !) ont popularisé le sujet via lives et apps. Écologiquement, c’est un pas, mais il faut plus : révision des engagements fin 2022, et implication citoyenne.
Anecdote perso : en Nice, face aux inondations récentes, je vois l’urgence. La COP26 booste la neutralité carbone 2050, mais repose sur la ‘bonne foi’. Protocole de Kyoto avait marché ; Paris aussi. Glasgow ? Un tremplin.
Actions concrètes post-COP26 : ce que vous pouvez faire dès aujourd’hui
Ne restez pas spectateur ! Mon conseil actionable :
- Personnel : Calculez votre empreinte carbone via apps comme HelloCarbo, réduisez méthane en limitant viande rouge (1 burger = 2kg CO2).
- Entreprises : Poussez pour énergies renouvelables ; la COP26 valide les investissements verts.
- Local : Plantez, protégez forêts locales, votez écolo. En France, on doit rehausser nos objectifs post-COP26.
La COP26 n’a pas sauvé le monde, mais a posé des bases. Continuons le combat, avec data, humour et action. Rendez-vous pour la COP27 !

