Léonore Moncond'huy
Me connaître
Maire de Poitiers de 2020 à 2026, Conseillère régionale de 2015 à 2020, cheffe de file de la gauche et de l'écologie au Conseil municipal de Poitiers, et Présidente du groupe Poitiers Collectif.
Mon engagement est d'abord celui d'une femme attachée à défendre une société plus juste, plus écologique, plus humaine, plus éthique. L'éducation populaire a été, et reste, le cœur battant et l'origine de mon engagement.
Je m’inscris dans l’exigence permanente d’allier la pensée à l’action utile. Et mes convictions politiques, mes questionnements, se nourrissent d’une confiance en la force de l’action collective
Mère de bientôt deux jeunes enfants, c'est aussi cette responsabilité au sens plus intime qui nourrit mon engagement : contribuer à construire un monde vivable et désirable pour les enfants qui grandissent aujourd'hui.
Je suis née en 1990. J'ai grandi à Poitiers, ville où je me suis construite, où j'ai suivi mon parcours scolaire et en partie universitaire, où se sont formés mes premiers engagements et où je vis aujourd'hui.
Après des études littéraires puis en sciences politiques, j'ai choisi de me spécialiser dans les politiques éducatives internationales. J'ai exercé de nombreuses missions contractuelles dans le secteur de l'animation et de l'éducation nationale, avant de consacrer ma vie professionnelle à l'accompagnement des politiques éducatives à l'échelle internationale, mais aussi auprès d'institutions françaises et de collectivités territoriales.
Le Conseil communal des jeunes de la Ville de Poitiers a été ma première porte ouverte vers l'engagement, puis le Conseil de la Vie Lycéenne, les représentations étudiantes à l'Université… Mais c'est surtout l'éducation populaire, le scoutisme en particulier, qui a façonné ma trajectoire militante de jeunesse. J'y ai appris très tôt la responsabilité, la confiance dans la capacité de chacun à progresser, le goût du travail en équipe, ainsi qu'une attention particulière aux rythmes du vivant et au respect de la nature.
À 25 ans, je franchis le pas de l'engagement politique : je suis élue Conseillère Régionale de Nouvelle-Aquitaine en 2015, et deviens ainsi la benjamine de l'Assemblée. Déléguée à la Vie Associative et au Volontariat, je suis aussi co-Présidente du groupe Écologiste et Citoyen de l'assemblée régionale.
En 2018, animée par la volonté de reconstruire la confiance envers la politique par des formes renouvelées, je m'investis dans le lancement de Poitiers Collectif : un mouvement citoyen local, inscrit dans les dynamiques municipalistes, porteur de valeurs d'écologie, de justice sociale, et de démocratie. Désignée tête de liste à l'issue d'une élection sans candidat, je conduis donc la liste Poitiers Collectif, qui remporte les élections municipales de juin 2020.
Je deviens alors la première femme Maire de Poitiers. Je suis élue Vice-présidente de Grand Poitiers aux côtés de la première femme à en assurer la Présidence, Florence Jardin.
Représentations au cours du mandat
- 1re Vice-Présidente de Cités Unies France, en charge de la Mission Climat. À ce titre, au sein de la Délégation de Communes et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), j'ai porté la parole des collectivités à la COP26 de Glasgow.
- Membre du Comité Directeur national de l'Association des Maires de France. Vice-Présidente de l'Association des Maires de la Vienne.
- Représentante de France Urbaine au Comité de Filière animation.
Quelques fiertés
Parmi les politiques et engagements que je suis particulièrement fière d'avoir porté, depuis Poitiers :
Notre première mesure en 2020 : lancer un grand plan « Vacances pour toutes et tous ». Objectifs ? Agir pour le droit aux vacances pour chaque enfant, chaque famille, et même chaque aîné avec le lancement d'une offre pour personnes âgées en 2024. Mais aussi recréer des espaces de mixité réelle entre quartiers, entre milieux sociaux, à l'échelle de la ville. Et soutenir le secteur de l'éducation populaire en grande difficulté. Un vrai succès populaire.
En 2022, puis en 2024, nous avons co-organisé avec le CNAJEP les premières Rencontres Nationales de l'Education Populaire (RNEP). Objectifs ? Rassembler les acteurs associatifs et publics du secteur, se former, porter des plaidoyers communs, pour replacer l'éducation populaire au cœur des politiques publiques du XXIe siècle.
La transition écologique n'est pas qu'un enjeu technique. Un projet éducatif répondant à la question : « de quoi ont besoin les enfants qui naissent aujourd'hui pour bien grandir dans le monde écologiquement bouleversé de demain ? », est un pilier indispensable de ce projet de société, pourtant quasiment absent de toute prospective.
C'est avec cette conviction que nous avons fait de l'éducation nature, et l'éducation dehors, une priorité constante en matière éducative. Poitiers, nourrie par l'engagement de longue date d'acteurs de sa région, a déployé dans tous ses espaces éducatifs (école, périscolaire, temps de loisirs et de vacances) une pédagogie du dehors et de la nature, qui vaut aujourd'hui aux acteurs poitevins une reconnaissance de territoire pionnier et innovant en la matière. Nous avons accueilli les premières Rencontres Internationales de la Classe Dehors (RICD).
L'une des politiques publiques les plus difficiles à concilier avec l'exigence d'exemplarité écologique, c'est la coopération décentralisée. Et pourtant, c'est possible !
Pour donner aux collectivités les moyens de cette exigence, et donc les moyens de ne pas renoncer, Grand Poitiers, en partenariat étroit avec Cités Unies France, et l'Agence Française de Développement (AFD) a construit un outil inédit, permettant concrètement de mesurer puis réduire l'impact climatique des politiques internationales des collectivités, mais avant tout de constituer un outil d'aide à la décision pour la prise en compte des enjeux d'atténuation et d'adaptation dans ces politiques. Cet outil est aujourd'hui mobilisé par l'AFD dans l'analyse de nombreux projets de collectivités financés par l'Agence.
Corollaire essentiel de cette exigence : une feuille de route affirmant l'importance de repenser les relations internationales sous le prisme de l'égalité et de la réciprocité, y compris sous l'angle de l'adaptation au changement climatique et de la construction de la résilience de nos territoires.
Face aux menaces majeures pour les libertés associatives consécutives au vote de la loi dite « Séparatisme » en 2022, et au « Contrat d'engagement républicain » (CER) demandé à toute association bénéficiaire de soutien public, la Ville de Poitiers a pris ses responsabilités. La Préfecture demandait le retrait d'une subvention versée pour l'organisation du festival d'Alternatiba au motif du non-respect de ce CER, notamment car une formation sur la désobéissance civile s'y tenait. Un contentieux s'est engagé, que la Ville de Poitiers a gagné en novembre 2023, et qui a permis au tribunal de réaffirmer les principes de la liberté d'expression, des libertés associatives, et l'exigence de mesure dans l'appréciation du « risque de trouble à l'ordre public » par l'autorité publique. Une jurisprudence, éclairante et protectrice pour l'ensemble du secteur associatif, en a donc émergé.
Un combat mobilisé par l'Observatoire des libertés associatives, qui a aussi nourri le lancement d'un groupe de travail dédié, de formation de parlementaires associées, au sein des Écologistes.
En 2024, ma situation personnelle a mis en lumière une carence de la loi, plus particulièrement du code des collectivités territoriales : aucune disposition particulière n'était prévue pour les Maires en congé de maternité, et par extension, en situation de congé paternité ou d'adoption. Concrètement, cela entraînait : une perte de revenus (modérée, mais symbolique) pendant la période de congé, et l'impossibilité pour la Maire d'être pleinement remplacée par le/la premier·e adjoint·e pendant cette période. À Poitiers, nous avons donc « bricolé », en mettant en place un intérim assuré par les deux premiers adjoints. Mais j'ai aussi porté un plaidoyer auprès du gouvernement, des parlementaires, et des associations d'élus locaux comme l'AMF et France Urbaine, pour faire évoluer la loi. Ce plaidoyer a rencontré un écho favorable, et la loi sur le statut de l'élu finalement votée en décembre 2025 a permis l'introduction de la notion de congé maternité ou second parent dans la loi, et des avancées significatives sur les deux points bloquants identifiés plus haut. Un signal encourageant pour la conciliation entre mandat local et parentalité, et pour l'engagement de jeunes profils en politique !