Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Mesdames et Messieurs les élus régionaux de la Nouvelle-Aquitaine,
Mesdames et Messieurs les élus départementaux de la Vienne,
Mesdames et Messieurs les Vice-Présidentes, Vice-Présidents et élus communautaires de Grand Poitiers,
Et je veux avoir une pensée pour Madame la Présidente de Grand Poitiers, Chère Florence, qui, souffrante, ne peut malheureusement être parmi nous ce soir
Monsieur le Délégué Militaire Départemental Général JAMINET,
Madame la Procureure de la République,
Monsieur le Directeur Interdépartemental de la Police Nationale,
Monsieur le Commandant du groupement de gendarmerie départementale de la Vienne,
Monsieur le Contrôleur général, Commandant du Service Départemental d’Incendie et de Secours de la Vienne,
Madame la Directrice Générale du CHU,
Madame la Présidente, Mesdames Messieurs les Vice-Présidentes et Vice-Présidents de l’Université de Poitiers,
Mesdames et Messieurs les Présidentes, Présidents des Chambres Consulaires et leurs représentants,
Mesdames et Messieurs les représentants des Corps Constitués,
Mesdames et Messieurs les représentants des Cultes,
Mesdames et Messieurs les actrices et acteurs du territoire,
Monsieur le Président de l’Association des Maires de France de la Vienne,
Mesdames et Messieurs les élus, les Maires des communes de Grand Poitiers,
Mesdames et Messieurs,
C’est un grand plaisir pour moi et pour le Conseil Municipal, pour les équipes de la Ville de Poitiers et du CCAS, pour les membres du Conseil Communal des Jeunes, de vous accueillir à l’Hôtel de Ville, pour célébrer ensemble cette nouvelle année.
Et d’emblée, pour 2026, je vous souhaite, je NOUS souhaite collectivement une belle année. Une année de réussites, pour chacun de vos projets et pour ceux qui nous rassemblent. Une année d’énergie renouvelée, pour porter vos engagements. Une année de succès et de fiertés partagées pour notre ville.
—
C’est peu dire que nous traversons une période marquée par de fortes turbulences. A l’échelle mondiale, comme à l’échelle nationale, nombre de nos repères sont ébranlés. 80 ans après, l’ordre mondial bâti suite à la Seconde Guerre Mondiale pour préserver la Paix se fissure profondément, en Ukraine, en Palestine, au Venezuela, demain au Groenland peut-être. La commémoration de 2025 aura, je l’espère, contribué à maintenir éveillées les consciences, à nourrir le sens de nos valeurs républicaines, et rappelé l’impérieuse nécessité d’un droit protecteur pour chaque peuple du monde et d’engagements citoyens humanistes pour le soutenir. Je remercie l’ensemble des associations mémorielles, les anciens combattants, qui portent dignement cette mémoire avec une conscience historique aigüe, de même que les soldats du RICM, qui fêtera en 2026 ses 30 ans de présence à Poitiers, pour leur engagement en faveur du maintien de la Paix dans le monde et de notre défense.
En période d’incertitude, donc parfois d’inquiétude, on se tourne souvent vers des valeurs sûres et des repères solides.
Je suis convaincue que Poitiers, notre ville, son histoire et ses valeurs, fait partie de ces repères solides. Nous avons la chance de vivre dans un territoire doté de profondes racines, qui se nourrissent aussi de l’histoire de notre pays. Autant de repères qui nous ancrent et nous éclairent, surtout en cas de vent fort comme aujourd’hui.
Nombre d’anniversaires symboliques que nous avons célébrés depuis 2020 nous ont permis de mesurer la force de cet héritage, de cette identité.
Poitiers, c’est une ville profondément solidaire et humaniste, où l’autre ne constitue pas une source de méfiance, mais de richesse. En 2022, nous fêtions les 40 ans de la création du Toit du Monde par Georges Charbonnier, symbole poitevin de notre ville accueillante, et ouverte sur le monde. En 2025, nous marquions le coup des 80 ans de la Sécurité Sociale en renommant notre CCAS « Maison Ambroise Croizat », et nous fêtions avec l’antenne locale le même anniversaire pour la création du Secours Populaire.
Une ville solidaire, et confiante en le fait que chacun, chacune, mérite de recevoir une éducation, et peut y réussir. En 2025, c’était les 100 ans de l’Association pour la Promotion des Personnes Sourdes et Aveugles (APSA), qui nous a rappelé combien notre territoire avait été pionnier pour l’éducation, puis l’intégration dans la vie de la cité, des personnes non-voyantes et malentendantes dès le plus jeune âge. Et tout au long du mandat écoulé, nous avons fêté nombre d’anniversaires de Maisons de quartier, les 40 ans des Couronneries, de la Maison des 3 Quartiers, de la Blaiserie, de Beaulieu, de Cap sud, les 20 ans de la Gibauderie… Les Maisons de quartier, dont je salue les équipes ici présentes, qui sont les symboles d’une éducation populaire vivante au cœur de la Ville, et qui forment à Poitiers un maillage unique en France. J’aurais pu aussi citer la longévité de nos associations sportives, le PEC Omnisport par exemple, dont nous avons fêté les 100 ans en 2024, et de manière générale ce foisonnement d’associations, de clubs, extrêmement riche à Poitiers, dont je salue les bénévoles et qui fait notre fierté.
Soyons fiers aussi, d’être une ville universitaire. Une identité qui, je le crois, est amenée à jouer un rôle particulier à mesure que l’obscurantisme, le populisme, s’emparent de certaines sphères de notre pays. Les villes universitaires ont, au cœur de leurs valeurs, l’ouverture sur le monde ; l’attachement à la science ; l’attachement à la place de l’esprit critique, notamment dans la formation de la jeunesse ; et l’attachement aux libertés fondamentales, parmi lesquelles les libertés académiques. Poitiers, Université parmi les plus anciennes de France qui fêtera en 2031 ses 600 ans, entourée d’autres institutions reconnues comme l’Espace Mendès-France qui a passé le cap des 35 ans. Poitiers, ville la plus étudiante du pays, a une parole à faire entendre, que nous portons déjà ensemble, avec force, Mme la Présidente, chère Virginie LAVAL, grâce la richesse de nos relations partenariales. Poitiers ville studieuse, Poitiers ville heureuse pour les étudiants : parmi les institutions qui ont fêté leur anniversaire récemment, la Grand Goule a eu 60 ans en 2025 !
Poitiers est aussi une ville engagée pour la liberté et la création culturelle, qu’elle n’a jamais relégué au second plan, pionnière dans bien des domaines, et aujourd’hui reconnue pour sa richesse culturelle incomparable pour une ville de notre taille. En 2024, nous avons fêté les 50 ans du Musée Ste Croix, qui a aujourd’hui pleinement pris le tournant du XXIe siècle. En 2024 aussi, les 40 ans du Dietrich ; l’an passé, les 40 ans du Confort Moderne, ou encore les 30 ans des Expressifs. Et dans 10 ans, nous fêterons sans doute l’anniversaire de la première décennie du Meta, premier Centre Dramatique National de France à s’implanter sur un Campus.
Une ville où les initiatives économiques du territoire sont nombreuses, et durables – et ce n’est pas les Chambres consulaires, dont je salue les Présidentes, qui me contrediront ! A titre d’exemple, ont été fêtés en 2024 les 60 ans de l’implantation de SAFT à Poitiers ; et ont été dignement célébrés en 2025 les 100 ans du Groupe Sorégies.
En 2025, c’était aussi l’anniversaire des 50 ans de Cousin Traiteur – que je remercie de nous régaler de ce soir, en mettant à l’honneur nos produits locaux, et j’en profite pour remercier l’ensemble des autres prestataires culinaires – Sweet Time, Le Petit Cul de Paille, La Cuisine de Comptoir, Ampelidae, Le Dit Vin – et les prestataires techniques – Prisme et Tedelec Events, Imagivienne, Des fleurs et vous et Truffaut, ou encore Action Sauvetage. Je n’oublie pas nos interprètes en langue des signes Mesdames ROQUES et BEGUIER, DJ Boris et Magnolia pour l’animation musicale, et bien sûr les agentes et agents de la Direction Protocole-Evénement-Manifestation-Communication et les agents d’entretien et les ateliers menuiserie et serrurerie de la collectivité. C’est grâce à leur travail que cette soirée est possible. Alors merci à elles et à eux !
En somme, que l’on soit poitevines et poitevins de naissance ou d’adoption, lorsque nous vivons à Poitiers, y travaillons ou nous y engageons, nous participons à une ville nourrie de valeurs fortes.
Et c’est bien dans la conscience de la richesse de cet héritage, dans le souhait de prolonger l’histoire sans la figer, et en regardant résolument vers l’avenir, que se sont inscrites ces dernières années.
L’histoire de Poitiers s’est poursuivie, ensemble – élus, administration, institutions, acteurs économiques, associations, collectifs, habitantes et habitants – , chacun y contribuant à son échelle. Et aujourd’hui, je crois pouvoir dire que nous avons fait de la culture de la coopération une nouvelle valeur repère pour notre ville.
Nous avons souhaité que l’avenir de Poitiers se dessine ensemble, au prisme de l’écologie, de la justice sociale, de la démocratie, du développement local et de l’innovation. Une ville protectrice, offrant les mêmes droits, aux aînés comme aux enfants qui naissent aujourd’hui ; à chaque habitant de chaque quartier. Une ville qui explore de nouveaux champs pour redonner une place à chacune, chacun, dans la vie démocratique de la cité. Une ville qui construit son avenir avec confiance et fierté.
Comme toutes les communes de France, nous avons vécu un mandat hors norme, et j’en profite pour saluer mes collègues Maires de Grand Poitiers. Résilience, parfois résistance, ont été nos maîtres mots. Depuis six ans, nous avançons souvent face au vent, en tentant de « préserver l’essentiel ». Cette période a bouleversé nos certitudes, a démontré que tout ce qui était considéré comme acquis pouvait être ébranlé.
Nous aurions pu attendre. Ecoper, faire barrage, laisser la tempête passer… Mais nous avons choisi d’agir. De protéger ce qui compte, tout en construisant, en innovant, pour, même dans la crise, ouvrir de nouveaux chemins de progrès social, démocratique, écologique et économique.
Ces vœux sont les derniers de ce mandat. Alors, avant de revenir sur certaines réalisations de l’année, je veux remercier chaleureusement et non sans émotion celles et ceux avec qui nous avons travaillé.
Je souhaite tout d’abord saluer l’équipe municipale, mobilisée depuis près de six ans à vos côtés. Si la période de réserve m’impose la sobriété, je veux dire le sentiment de gratitude et de fierté qui m’animent aujourd’hui. Être élu local est un mandat passionnant, mais exigeant, et souvent éprouvant. C’est négocier en permanence entre ses rêves de transition et la réalité du terrain, porter de grandes transformations, mais bien plus souvent des petites victoires. C’est être en première ligne des difficultés des gens, sans toujours avoir la solution, mais toujours en ayant une oreille attentive. C’est un engagement entier, qui mérite toute notre reconnaissance, en tout cas l’engagement de cette équipe a toute la mienne. Merci, et bravo, tout simplement.
Je veux aussi avoir un mot pour les élus de l’opposition. Nos débats ont fait vivre la démocratie poitevine, ils ont parfois pu être animés, mais toujours avec, en partage, l’attachement commun à notre Ville de Poitiers.
Je souhaite enfin rendre hommage aux équipes de la Ville de Poitiers, de Grand Poitiers, du CCAS, qui chaque jour, incarnent le service public de proximité. Même lorsqu’il neige comme cette semaine, vous voyez nos agents saler les routes, assurer la propreté des espaces, accueillir les enfants au périscolaire. Les agents grâce à qui il y a toujours quelqu’un. Une lumière allumée. Une réponse au bout du fil. Une présence sécurisante pour les habitantes et les habitants.
Deux exemples de services publics nouveaux en 2025, qui contribuent directement à cette présence quotidienne du service public humain sur le terrain : la brigade verte, au service de la propreté de la ville ; et le GIP Collectif Médiation, permis par la coopération entre Grand Poitiers, Vitalis, Poitou Habitat Jeunes, Ekidom, Habitat de la Vienne et à IAA que je remercie, au service de l’apaisement de la ville.
——-
Poitiers, ville solidaire, a encore cette année renforcé son engagement face à l’urgence sociale. Elle est réelle et le sera encore en 2026, tant les voyants sont au rouge, non seulement pour les personnes les plus précaires, mais aussi pour les structures qui les soutiennent. Et, on le verra dans mes propos, sans elles, la solidarité concrète ne serait pas assurée !
D’abord, lorsqu’on cherche une oreille attentive face aux difficultés de la vie, c’est à la porte du CCAS que l’on frappe. Le CCAS propose désormais un accueil entièrement réaménagé, dans un bâtiment réhabilité et agrandi, dont les travaux se poursuivent encore. Période de réserve oblige, nous n’avons pas pu l’inaugurer officiellement, mais je vous invite à le découvrir : il porte un message clair. Devant le service public, chacune et chacun est à égalité, chacune et chacun mérite la même dignité.
En matière de dignité, après un premier accueil de jour en centre-ville porté par le Secours Catholique, a été accompagnée, cette année, l’ouverture du 1er accueil de jour professionnel à Poitiers, en partenariat avec la Croix-Rouge et l’Etat. Un lieu essentiel pour répondre aux besoins fondamentaux des personnes en grande précarité, parmi lesquels celui de trouver dignité et chaleur humaine.
Lutter contre la précarité, c’est aussi rendre effectif le droit à l’emploi. Il y a bien sûr Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée, il y a aussi les Structures d’Insertion par l’Activité Economique, qui sont peut-être les plus durement frappées par les coupes budgétaires du moment. Ces structures sont essentielles dans les quartiers à Poitiers comme en milieu rural, il est impossible de faire sans elles. Alors, tenez bon !
La grande précarité, ce sont des difficultés matérielles, mais aussi une précarité souvent invisible : la solitude. Lutter contre l’isolement est aussi une urgence sociale, en particulier pour les aînés. En 2026, le CCAS et ses partenaires associatifs, comme l’UPAR, ouvriront une Maison des Aînés pour renforcer toutes ces actions en faveur des liens humains.
On y trouvera notamment le guichet d’inscription pour les Vacances pour tous – aînés. Parce-que s’il y a un droit qui ne doit pas être oublié, surtout à l’approche de l’anniversaire des 90 ans des congés payés, et qui fait aujourd’hui plus qu’hier pleinement partie de notre identité poitevine : c’est le droit aux loisirs, le droit aux vacances. En 2025 cet engagement a connu un nouveau développement, le droit aux vacances en pleine nature, avec un bivouac de plus au Bois de Saint-Pierre qui enrichit notre offre publique de séjours. Et Poitiers a aussi inauguré le premier lagon municipal de France, un vrai succès populaire !
Parmi les secteurs où nous devons aujourd’hui, pouvoirs locaux, faire face à des défis que nous ne connaissions pas hier : celui de la santé.
Poitiers, et la Vienne, ont l’immense chance d’avoir un CHU reconnu pour la qualité de ses soins, de sa recherche, et de sa formation ; et au service de tout cela la qualité de ses équipes, dont je salue la présence ce soir.
Mais côté ville, l’accès effectif aux soins recule, si nous ne mettons pas sur pied des moyens nouveaux pour y répondre. Ainsi, l’une des grandes avancées de 2025 fut le déclenchement de la Maison de santé pluridisciplinaire des Couronneries, qui verra le jour d’ici début 2029. C’est le fruit d’un partenariat inédit entre médecins libéraux, pouvoirs publics, et la participation du CHU qui occupera les lieux. Un grand merci à Monsieur le Préfet, la Directrice du CHU, et au Directeur d’Habitat de la Vienne pour leur implication dans ce projet ! Et pour 2026, je formule le vœu que plusieurs projets en germe, à Bellejouanne, à St Eloi, que nous suivons, puissent eux aussi aboutir et ainsi garantir, pour chaque quartier prioritaire de Poitiers, une offre de santé de proximité.
Les enjeux face auxquels seule une mobilisation collective sera efficace sont nombreux. L’année 2025 a ici été particulièrement endeuillée par les féminicides, et la lumière crue qu’ils jettent sur les violences faites aux femmes et aux enfants. Face à ces situations, nous devons faire mieux : c’est l’engagement que nous avons pris ensemble, avec Monsieur le Préfet, Madame la Procureure de la République, Madame la Présidente de Grand Poitiers, Messieurs les Directeurs de la Police et de la Gendarmerie, les services associés, et l’ensemble des associations et collectifs mobilisés : mieux partager les situations, mieux nous coordonner, mieux valoriser nos complémentarités.
Grâce à cette coopération, nous agissons pour faire de Poitiers une ville qui garantit à chacune et chacun, quel que soit son âge, son genre, sa situation, la possibilité de vivre en sécurité. C’est, je crois, la première garantie d’une société apaisée. Et je remercie les forces de sécurité qui participent à cet objectif, au quotidien : les polices nationale et municipale, la gendarmerie, les Services d’Incendie et de Secours.
—-
Répondre aux urgences, apaiser le présent, mais toujours, garder en tête que nos actions du présent préparent le monde dans lequel vivront, non pas les lointaines « futures générations », mais les enfants qui naissent et grandissent aujourd’hui.
La première manière de préparer l’avenir, c’est de mettre une vision et des moyens dans l’éducation. A Poitiers, à l’école, dans le périscolaire, au centre de loisirs, pendant les vacances, on apprend la mixité et l’égalité. On se forme à la démocratie, on acquiert la capacité à être, demain, un citoyen actif dans la cité. On apprend la sensibilité à la nature. Parce-que c’est ça dont Poitiers, dont notre monde, a besoin demain.
Ecrins de cette politique nos bâtiments scolaires, avec le dernier gros chantier livré, le groupe scolaire Andersen aux Couronneries, qui offre les meilleures conditions possibles pour les élèves, et les personnels éducatifs. Malheureusement, un lourd dégât des eaux a frappé cette école pendant les vacances. J’assure aux familles et aux personnels tout le soutien et la mobilisation de la Ville de Poitiers et de l’Education Nationale, dont je remercie les équipes pour la qualité de leur engagement à nos côtés, dans la difficulté, comme dans le quotidien de notre action éducative.
Préparer l’avenir de nos enfants, c’est aussi prendre soin de la ville telle que nous la connaissons aujourd’hui.
En effet, comme le dit l’urbaniste Sylvain Grisot, « la ville de demain est déjà là : 80 % de la ville de 2050 existe sous nos yeux aujourd’hui ». Prendre soin de l’existant, c’est essentiel pour ne pas transmettre à nos enfants la « dette grise » dont nous héritons, c’est un enjeu de sobriété foncière, énergétique, en matériaux, mais « faire la ville de demain sur la ville d‘aujourd’hui », c’est aussi un défi urbanistique et architectural passionnant. L’heure est ainsi aux équipes rénovatrices et transformatrices.
Et cela n’empêche pas la ville de changer profondément de visage.
En 2026, les Couronneries entrevoient la fin de leur grand plan de rénovation, lancé en 2017, et conduit avec efficacité grâce à l’engagement de nombreux partenaires : l’Etat, l’ANRU, Ekidom et ses équipes, et la Présidente de Grand Poitiers qui s’est investie personnellement dans la défense des projets de ce premier quartier populaire de la ville.
Le Pont Neuf, en ouvrant une nouvelle ère des mobilités pour notre territoire, est désormais un faubourg de Poitiers totalement renouvelé dans son image.
Le centre-ville n’est pas en reste avec, d’ici quelques semaines, des Halles réhabilitées, pour plus de confort aux commerçants et à leur clientèle.
Mais le symbole peut-être le plus fort de cette ville « déjà là », qui doit évoluer de manière circulaire, non plus en s’étalant, mais en se transformant sur elle-même, c’est le quartier de la gare. J’en profite pour remercier les équipes de la SEP, pour leur pilotage qui nous projette loin dans l’avenir, les partenaires Etat et Région, mais aussi les entreprises du bâtiment cf FFB, qui nous suivent dans nos ambitions. La Boivre, cachée sous les rails, se révèlera au grand air dès 2026, pour redonner à la nature sa place en ville et rendre des espaces naturels aux citadins. Et la nature nous précède : disparu depuis le début du XXe siècle, le castor est de retour à Poitiers depuis 2025 ! Et surtout, d’ici quelques semaines, notre Caserne Pont Achard, qui datait de 1968, deviendra un tiers-lieu phare de la réinvention de la ville sur la ville, des espaces d’économie sociale et solidaire, une auberge de jeunesse, des ateliers d’artisans !
Voilà comment Poitiers sait se réinventer, tout en conservant ses racines.
Et s’il y a bien un enjeu capable de relier les racines parfois très anciennes de Poitiers, son histoire moderne, son présent et son futur, c’est le patrimoine.
Je veux partager avec vous la fierté que la préservation et la transmission de ce patrimoine universel, patiemment bâti et entretenu par les générations qui nous ont précédé depuis des siècles, contribue aujourd’hui à la création de liens dans notre ville, qui rassemblent et mobilisentchaque année davantage.
Tout d‘abord avec l’entrée du Groupe SOREGIES, Grand Mécène et 1er Ambassadeur, dans le projet du Palais d’Aliénor ; un engagement pour lequel je remercie Frédéric BOUVIER, Président Directeur Général, de même que la DRAC et la Région Nouvelle-Aquitaine. Liberté, Culture, Science… Aliénor d’Aquitaine incarne nombre de nos valeurs, de même que, aujourd’hui et demain, le majestueux Palais qu’elle nous a légué.
Avec aussi l’église Notre-Dame-la-Grande qui poursuit sa restauration intérieure avec un fort soutien de l’Etat et la participation du Département, mais aussi de plus de 500 donateurs, dont Stéphane DESERT, Directeur Général de la Mutuelle de Poitiers, Grand Mécène et 1er Ambassadeur du projet que je remercie, ainsi que la Fondation du Patrimoine : Guillaume POITRINAL, Bertrand DE FEYDEAU et Françoise VILAIN, toujours aussi précieuse pour sauvegarder nos prestigieux trésors poitevins, et qui nous a permis de bénéficier, en 2025, d’une reconnaissance nationale inédite.
Demain, le Palais d’Aliénor, comme l’Eglise Notre-Dame-la-Grande, seront au cœur d’un rayonnement renouvelé pour Poitiers.
Un rayonnement appuyé par un territoire mieux connecté par le ferroviaire, à Limoges, et je salue la réouverture de cette ligne ferroviaire grâce au fort engagement de la Région Nouvelle-Aquitaine, mais aussi à Paris, à Bordeaux, à Lyon, c’est annoncé pour 2027, merci à la SNCF.
Un rayonnement, donc, qui ne connaîtra un plein succès que s’il est soutenu par des coopérations renforcées. Le Futuroscope fêtera par exemple ses 40 ans en 2027, je propose que la Ville de Poitiers s’associe à la fête.
—
Aucune de ces réalisations n’aurait pu voir le jour sans initiatives locales pour les porter, sans l’engagement des acteurs de notre territoire, sans forts partenariats.
Depuis toujours, nous portons la conviction que le rôle d’une mairie est avant tout de créer un climat de confiance, en laissant de l’espace aux acteurs de la commune, en étant à leur écoute et en les accompagnant.
Et je souhaite vous témoigner, au nom de notre équipe municipale, du plaisir que nous avons pris à vous rencontrer, à échanger, à comprendre chacun de vos engagements, et à en mesurer la valeur. Nombre d’engagements ne se font pas dans la lumière, et n’attendent aucune autre reconnaissance que celle de son voisin, celle du sentiment d’être utile ou tout simplement celle d’un quotidien enrichi par des liens de fraternité et de solidarité. Et cela mérite tout notre respect.
Nous vous remercions pour les échanges, les débats, les idées partagées et les solutions trouvées collectivement. Nous vous remercions pour les coopérations d’hier et d’aujourd’hui. Car nous croyons tout autant à la force de la coopération, en particulier pour notre territoire qui, s’il veut maintenir et renforcer sa place à l’échelle régionale et nationale, doit savoir faire front commun.
C’est dans cet esprit que je formule le vœu que 2026 renforce notre confiance en nous-mêmes et en notre territoire, notre capacité à fédérer nos énergies et à agir ensemble.
Pour finir je souhaite que cette année soit pour notre ville conviviale, comme l’ont été ces fêtes de fin d’année, pour lesquelles je salue le travail conjoint réalisé avec Poitiers Le Centre, et à l’image de cette soirée de vœux telle que nous l’avons pensée.
Excellente soirée à toutes et à tous.